Une sélection de témoignages lors du Festival Avignon Off

21 07 2017

AU COEUR DE CHARLOT |  Du 16 au 30 juillet, Théâtre « Au Vieux Balancier « 

 

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Témoignages de spectateurs

6 05 2016

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AU COEUR DE CHARLOT |  Vendredi 6 Mai 2016, Théâtre 14 à Paris
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« Je vous félicite. C’était visuellement et musicalement de toute beauté. »

Laurent

« Bravo pour « Au Coeur de Charlot ». Cette interprétation gestuelle et silencieuse a capté toute mon attention et je vous ai trouvé très émouvantes et belles. Merci beaucoup. »

Pascal

« Sublime magie des gestes, des voix, de la lumière. Très beau spectacle. »

Edith

« Plonger d’emblée les spectateurs dans une atmosphère sereine tout en étant dans un vrai élan artistique. Arriver à parler de Charlot et que le public l’entende sans le caricaturer. Mêler burlesque et intériorité. Virtuosité. »

Anonyme

« C’était magnifique, vous étiez magnifiques ! Il y a des mots qui chantent, des mots qui sont des passeurs d’ images, j’ai envie de les dire en chantant : trois acteurs, trois étrangers anonymes et qui pourtant par leur seule présence, arrivent à faire passer toute la thématique d’un Charlot multiple et insaisissable.
J’ai admiré  la prise de possession de l’espace scénique ,la gestuelle sublimée par la magie de la lumière ( bravo aux techniciens du théâtre 14 ).
Petit clin d’œil ou improvisation géniale j’ai cru reconnaître l’image d »un  aveugle cherchant son chemin , coté jardin. Et puis il y a cette séquence de Charlot poussé de force sur le devant de la scène et qui ne veut plus la quitter : il danse pour lui seul avec le geste juste de celui qui ne sait pas qu’il danse, tandis que s’envolent dans le ciel des millions de Chaplin qui cherchent leur  chemin à la poursuite de leur bonne étoile comme dans un dessin de Folon. Un grand bravo. »

Henri

« Ce spectacle est un très bel hommage à Chaplin, à la façon dont son art est ancré dans sa vie. Les trois interprètes parviennent à rester tout du long en équilibre sur ce fil tendu entre l’hommage et la re-création, s’inspirant de nombreuses scènes des films de Chaplin pour en redonner l’intensité. C’est là que le travail du Butô prend tout son sens, dans la façon dont seuls les gestes justes et incarnés peuvent réellement nous parler de la vie.
La musique est à la hauteur du défi posé par la chorégraphie : évitant l’écueil de l’effet de citation, elle porte les trois danseuses et nous transporte, fil subtil qui enlace le spectateur mais laisse toute sa place à l’imaginaire et l’interprétation.
On ressort de ce spectacle avec un Charlot actualisé et toujours vivant, dont la pudeur et la magie continuent de nous enchanter. »
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Benjamin, musicien
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« Si Charlot avait vu le spectacle….. Il aurait été touché au coeur avec les spectateurs.
La voix souffle l’esprit du spectacle, la lumière s’infiltre. Françoise Jasmin, Raphaëlle Jasmin et Hélène Spehl transforment à leur propre vitesse trois personnages de Charlot. Nous plongeons dans leurs mouvements qui s’informent et se transforment progressivement. Notre oeil est sur la scène. Charlot est en scène. L’harmonie des danseuses nous centre, nous concentre. Nous respirons au rythme de leurs mouvements et de leurs déplacements. Charlot se déroule devant nous en trois miroirs réfléchissants. Est-ce lui ou nous qui sommes sur le fil du déséquilibre?
Le déroulement du geste de chacune interfère sur ma respiration. Ma conscience du temps en est altérée, absorbée par la variété des postures, des allures et des ralentissements. Je suis avec les danseuses dans l’ici et maintenant de leurs mouvements. Le temps naît de la continuité de leur engagement au fur et à mesure de leur créativité.
Je suis captive, séduite.
Françoise, Hélène, Raphaëlle sont les aventurières de leurs créations. Elles déroulent le fil fragile de leur composition individuelle et collective aux rythmes variés. Elles me fascinent. Chacune chevauche ensemble l’infinie liberté de la retenue des gestes de Charlot. Le rythme de leur danse s’explore, se rétrécit ou se gonfle d’imagination créatrice sur la scène…. Charlot a autant de visages que de sourires à peine ébauchés à travers la gestuelle de chacune. C’est Charlot en clin d’oeil qui se rit de lui-même avec nous. Merci à lui.
Mais c’est aussi une danse en canon, qui résonne de recherche, de richesses et de fausses maladresses qui s’adresse au public. C’est l’aventure de Charlot en répond à trois voix, à trois corps aux gestes esquissés qui se déroulent sur le fil électrique de la prise de risque. C’est l’impossible geste, en équilibre instable qui retrouve soudain sa continuité toujours fragile sur le fil du rasoir.
Hélène, Françoise, Raphaëlle se conjuguent aux rythmes syncopés ou non de leurs postures, en miroirs de Charlot: chacune est une aventurière chevauchant l’infini imaginable des possibles à la recherche du geste juste. Hésitation, justesse ou élégance, les danseuses se répondent au fur et à mesure du déroulement du temps.Chaque geste de chacune parcourt le temps: décalé, humoristique, dissocié, elles créent alors l’harmonie commune des tableaux de l’instant présent. Enchainement, miroirs, décalages, tout est danse sur la scène. Charlot nous en fait voir de toutes les couleurs.
La musique est ici la muse de la scène. Elle entraine chacune au rêve, à la créativité, à la joie d’être soi-même ici et maintenant, en même temps que le public. La lumière s’infiltre en rayons de soleil au milieu du lieu. Où sommes nous exactement? Entre rêve et réalité de la scène, de la mise en scène, de l’avant-scène ou de la scène cinématographique de la danse? L’émotion est inévitable, le spectacle aussi. »
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Edith
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« C’était de la poésie en mouvement qui coulait devant nos yeux. Un cœur qui battait, un papillonnement incoercible, quelque chose d’ésotérique mais dont la profondeur rejoint nos propres racines.

Et on se tient là, assis sur nos places de spectateurs, contemplant devant nous cette chose innommable qui comportait une part de nos vies sans l’être tout à fait, un écho, une résonance, un combat pour lequel on se serait levé sans y prendre part.

Comme un bijou trop précieux dont, par pudeur, les yeux se ressassent sans oser s’en vêtir, une vieille photo souvenir que l’ont ne jouera jamais plus, un ticket de métro qui, perdu au fond d’une poche, oubli qu’il a été un voyage avant d’être un papier.

On voit l’essence de toute ces choses qui avaient oubliés qu’elles en avaient une ressurgir, ont voit toutes ces âmes qui se mouvent sans corps, ces souvenirs qui tâchent un geste de leur belle encre noire qui n’est qu’un trop plein.

On voit Charlot. On ne voit pas un seul éclat concret de Chaplin. Mais on voit tout ces parfums oubliés qui ressurgissent et on sent sa présence. Chaque objet n’est pas là pour matérialiser Chaplin ni pour le suggérer mais parce que ces objets ont eut un poids et chaque poids est un stigmate plus profond que les autres sur la douceur de l’âme d’un Homme.

Ce ne sont plus des femmes qui dansent, ceux sont des corps. Et ces corps se dématérialise. Ce ne sont plus que des gestes. Des gestes qui coulent, se développent, naissent. Des courbent, cambrures, qui se remplissent. L’évolution d’un monde qui se détruit et renaît.

Et dans cette éternité, des souffles erratiques.

Par un équilibre d’ombre et de lumière une ligne apparaît.

Et on le voit apparaître, lui, dans cette lumière argentée, indifférent du public.

Il se tient droit, un éternel sourire. Tissé par les danseuses qui déroule chacune le fil de sa vie.

Il s’avance marche. Voit ce fil qui le maintient. Et le coupe.

NOIR

Fin du spectacle

Chaque fil fini toujours par se rompre mais on ressort quand même chargés de toutes ces effluves poétiques, réminiscences flous… Et on brode à notre tour ces pas qui se briseront, qui perdront de leur importance mais qu’importe ! Pour l’instant ils en ont. »

Jade

 » C’est avec une amie que nous nous sommes rendues au spectacle ce vendredi 6 mai.

Je n’avais jamais vu danser le butô, j’en avais seulement entendu parler par certains artistes du spectacle, alors que je les accompagnais professionnellement.

J’étais donc neuve et curieuse de voir. J’ai découvert un spectacle d’une sensibilité et d’une poésie immense. Par-delà la performance physique que représentent les mouvements du corps ralentis, les gestes précis, comme précautionneux,  gestes toujours fluides, (depuis la phalange d’une main, jusqu’à celle d’un pied), il se dégage de ce spectacle un dialogue avec les objets joliment mis en scène : comme la canne de Charlot, son chapeau, lorsque chaque danseur le prend, le saisit, le place au sol, ici ou là, s’en empare doucement, le porte à sa tête, le re-déplace c’est tout un mouvement, qui devant nous s’exprime rempli de poésie et de vie.

L’humour n’est pas en reste, lorsque dans un tableau, un personnage-danseur, pris de hargne, joue de ses poings serrés et non moins agiles, en les agitant devant l’Autre, par de vifs mouvements circulaires pour lui dire : « Allez, viens te battre, si t’es un homme ! »

Moments de lumières, d’interrogations, moments plus obscurs, tout semble pouvoir s’exprimer dans ce spectacle authentique, profondément humain et humaniste, où chacun pourra se retrouver. Spectacle qui ouvre, découvre et accueille, sans juger, le paradoxe de la nature humaine, autant capable de générosité que de barbarie.

Ainsi, à l’heure où tout va vite, où l’on plie, parfois, sous le poids des injonctions d’être beau, performant, communicant, jeune toute la vie, ce spectacle est comme un havre de paix : étonnant, intelligent, profondément humain il « force » le spectateur à se poser, se reposer, à suspendre sa course et qui sait, penser sa vraie nature ?

Ou simplement se régaler de sensations, de mouvements fluides et esthétiques.

On devine un long travail pour arriver à une technique maîtrisée tant les tableaux s’enchaînent avec naturel.

Cette chorégraphie possède une résonnance (raisonnance…), dont l’onde douce, se propage longtemps après le spectacle.

Alors, tranquillement, courrez-y vite… ! »

Martine, Juin 2016
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AU COEUR DE CHARLOT | Samedi 2 Juillet 2016, Art-Base à Bruxelles

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Tableau I

« Dans une petite salle

Dans une fixité apparente, se tient une femme

Assise, les paumes de ses mains posées sur ses cuisses drapées de rouge rubis….

Cette immobilité recouvrant froidement la chaleur chromatique

Laisse entrapercevoir autant la passion et l’amour que le danger et l’interdit

Toutefois, il faudra avant tout, poser le regard

Le bouton de l’appareil se déclenchera quand ce sera le moment

Ce qui sera capturé, ce sera, ce qui s’est laissé voir

Le présent toujours en vie »

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Tableau V

« Au-delà des nettetés techniques

Volontairement « estompées » par les mains tenant l’appareil

Mon plaisir fut de voir la fuite de l’instant

Tentant gauchement de glisser le présent

Les trajectoires des couleurs,

Les oscillations teintées d’histoires en filigrane

Rien n’évoque la fixité et tout ne l’évoque pas

Si ce n’est parfois, entre un flou bougé et une ondulation…

…Posez votre regard et laissez-lui la liberté de voir au-delà des courbes et autres balancements…

Entrapercevez la vie en dansant »

Quelques lignes d’une spectatrice accompagnée de son appareil photo, Odile

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Modes et Métamorphoses |  « Modes » dans la Cour du Jeu de Balle – Bruxelles, Dimanche 14 Juin 2015
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« Spectacle intrigant….. Toutes mes félicitations pour cette prestation! Merci de m’avoir fait découvrir cet univers… »

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Caroline, fleuriste de la Cour du Jeu de Balle et voisine de Modes
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 » Un enchantement…! Un spectacle qui t’emporte vers les nuages…! »
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Monique, Antiquaire de la Cour
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 » Merci pour cette danse des corps, étonnante! Un spectacle dont nous garderons souvenir d’Images poétiques et d’une Bettina surprenante. »
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Sylvie et Marc de la Galerie d’Art
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° La trace du sable | Art-Base – Bruxelles, Samedi 13 Juin 2015
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 » Comme le grain de sable contient l’immensité du désert et la goutte d’eau contient l’océan, l’homme aussi par cette danse recherche une vibration de tout son être
qui le ramènerait à l’univers, son humanité…. « 
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Annie
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 La trace du sable | AGITAKT/Théâtre Express, Samedi 23 Mai 2015
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« Quelques mots, littéralement, ceux qui restent,
Des femmes
Des femmes indéfinissables
Des constructions présymboliques
 
Des personnages – parfois
L’introspective
L’inquiète
La réconciliée
 
Des qualifications de corps qui cherchent
et des regards
des moyens de dire ce qui tremble,
tout ça.
 
Mais en deçà même des mots
des silhouettes en prises avec la condition humaine
sans justifications. »
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Valentina

« C’était une véritable découverte pour moi. La parole du corps m’a laissé sans voix, une expression où cœur, esprit et âme ne font qu’un. Dépouillé de la parole, le geste creuse et puise dans l’essentiel. Chaque partie même la plus invisible impose sa place pour se donner. La vague repousse le désert et lui offre l’écoute mérité. Entre plénitude et souffrance le corps doute, patiente et lutte, contre le temps, dans un espace où le mouvement devient souffle, poids, plume et rocher. Sur une musique apaisante, l’éventail rouge défendait la maille d’une danse où mystère et passion ne font qu’un »

Fatima, poète

« Très bien, le jeu de ces 7 femmes. A voir! »

Inconnu

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La trace du sable | Théâtre 14, vendredi 1er Mai 2015

 

« Une Vraie Rupture Apaisante Générée…Merci encore à Vous d’être là…!-) »

Romain Jouffroy

« Vous proposez un flux de bien être, on reprend espoir dans les relations humaines »

Marie Claire

« J’ai vraiment apprécié votre spectacle c’était très beau ,émouvant, les danseuses étaient formidables, la mise en scène mettait en valeur la chorégraphie. »

Emilie

« C’est un défi : écrire sur le sable ,je ne sais pas ! ! ! Exprimer à travers la magie de l’aquarelle et de l’eau toute la fantasmagorie du spectacle, je n’ai pas pu ! Il reste le travail de nos merveilleux acteurs, tout en finesse et en sobriété, qui ont su se fondre dans le groupe, renoncer au paraître pour être tout simplement  LE SABLE. »
Henri le voleur d’images …………..Mais un jour je vous les rendrai

« Sablier donc chaque grain érodé se ressemblent, cohésion dans un même souffle de vent prédateur. Le sable garde en mémoire les souvenirs que la mer a bien voulu lui donner, dans un mouvement perpétuel qui apprend qu’une écume s’efface et que le si beau son de la mer est dû au retrait après le paraître. »

Jade

« Nous avons tous en nous notre petit grain de sable et un grain de sable +un grain de sable +plein d’autres grains de sable ça fait une plage de sable…. Ceci est pour vous montrer que chaque petit grain de sable a une importance malgré sa taille  😉 Le spectacle était formidable et nous a montré que la valeur du sable est énorme. »

Candice

« Human Dance ! La Trace du Sable ! Une fois de plus Francoise et les danseuses me fascinent. Tableaux vivants peints avec Force et Amour. Ce troisième opus, qu’il m’est donné de découvrir, mériterait, comme les autres (Chaplin, Duncan…) d’être produit et dansé encore et encore ! »

Michel


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Patience des Métamorphoses. Hommage à Isadora Duncan | Centre d’Art et de Culture, Meudon, jeudi 12 juin 2014

 

« Magnifique. Un grand plaisir. Félicitations à chacune et chacun. »

Myriam

« Un éloge à la danse et à la sculpture. Un hommage à la beauté. Belles danses. »

Michel

« Bravo à l’alliance de la danse d’Isadora, du butô que j’ai découvert et de la sculpture. Et merci à la chorégraphe pour toutes ces explications à la fin. »

Dominique

« Merci pour ce beau voyage vers la sincérité et l’essentiel. »

Madeleine


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Et Chaplin dans tout ça ? Du muet au parlant, où se situe l’indicible ?  | Théâtre 14, mardi 5 mai 2014

 

 « Beaucoup de beauté et d’amour pour Charlot et l’homme en général. Sa vie coulait dans vos corps et dans le mien. »

Odile

« Merci pour ces moments poétiques. »

Sabine

« Charlot aurait plus qu’aimé cet hommage à son plus qu’émouvant personnage… Superbe spectacle. »

Bruno

« Merci à toute la troupe pour ce spectacle plein de tendresse et de poésie. Thank you for such a human dance. »

Vivianne

« Le spectacle m’a émerveillé dés le prologue que j’ai beaucoup aimé. Quel talent- et quel travail- pour installer les spectateurs dans ce rythme enfin humain, à la mesure de la lenteur qu’on souhaiterait s’autoriser plus souvent. »

Anonyme

« Les gestes inattendus, assez rares pour prendre sens, peu à peu, nous invitent à entrer en nous mêmes pour y rencontrer celui qui a si bien joué de sa canne et de son chapeau.
Au fur et à mesure surgissaient silencieusement les personnages de la ruée vers l’or, des lumières de la ville, du dictateur, d’autres films encore que j’ai tant aimés.
Les suggestions de la musique et des danseuses n’imposaient jamais une seule compréhension mais nous amenaient à reconnaitre joie, espoir, déception, souffrance, blessures, communiquées aux spectateurs que nous étions par les danseuses sur la scène. Un échange vrai.
Un très grand merci pour ce partage très généreux de « votre part » à tous. Un très grand merci. »

Colette

« Je me suis retrouvée dans un flux d’émotions et de sensations, plongée dans l’humanité de Charlot et la nôtre.
Grâce à ce spectacle j’ai compris avec plus de profondeur ce qui me touche tellement chez ce personnage, comment sa puissance de vie prend appui sur l’accueil de sa vulnérabilité.
Alors merci pour cet hommage à la Vie, à la beauté et pour votre générosité.
Habitée de tout ce que vous avez su donner, cette phrase me revient « le travail ( votre travail) c’est l’amour rendu visible. »

Madeleine

« Le meilleur spectacle donné sur Charlie Chaplin depuis sa mort. La danse est émouvante, sublime en un mot bien qu’il n’y ait pas de mots pour décrire ce spectacle: Bravo. Chapeau.« 

Jade

« J’ai assisté à ce spectacle avec mes enfants de 10 et 13 ans. Nous sommes tous fans de Chaplin et curieux de découvrir une nouvelle facette du vagabond qui a accompagné toute notre enfance. Le spectacle était tout simplement magnifique, plein d’émotions, d’humour et de regard critique sur notre société (bref du chaplin ;-). Le moment d’échange aprés le spectacle nous a permis de découvrir ce chaplin danseur que nous ne connaissions pas. Bravo à toute la compagnie et merci pour ce merveilleux moment. »

Daniel


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Et Chaplin dans tout ça ? Du muet au parlant, où se situe l’indicible | Agitakt, samedi 24 mai 2014

« Chaplin réincarné, et multiple. Une évocation poétique, durassienne, contemporaine, parfaite. »

Alice

« Une belle rencontre entre le public (pour moi et de mon entourage) et les danseuses et danseurs créatifs, présents en liberté;…très beau spectacle, on y participe corps et âme. »

Edith

« Merci pour cette soirée d’initiation à la danse Butô. Nous sommes dans l’écoute. »

Fred et Sylvie

« Bravo pour ce spectacle d’humour, de subtilité et de profondeur. Je suis scotchée…. »

Raphaëlle

« Un spectacle très émouvant. Il est très important de comprendre qu’il n’existe pas seulement les phrases pour s’exprimer, mais aussi le corps qui peut dire beaucoup plus.
Merci beaucoup pour ce spectacle que j’ai beaucoup aimé. » 

Jonathan

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Témoignages de stagiaires

11 02 2016

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Témoignage de Egidia:  « (…)très poétique et vraiment passionnant (…) »

« Françoise, un grand merci pour ce stage très enrichissant tant pour l’apport théorique que pratique. J’ai trouvé très poétique et vraiment passionnant et originel aussi ton approche de Butô avec la sculpture et Chaplin. C’était un beau moment. »

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Témoignage de Giuliana : « Désormais, je ne me lasse plus du Butô… »

« Je t’écris pour te remercier encore du stage, qui continue à résonner.

C’est ce que j’adore, ce pouvoir de résonance que les mouvements et les gestes éveillent. Ce n’est pas seulement la danse que je sens grandir, mais aussi une certaine réflexion, attention et conscience.
Je voudrais donc m’inscrire aussi au prochain stage, pour pouvoir en faire le plus possible. Désormais, je ne me lasse plus du Butô… »

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Témoignage d’Alice : « un lieu d’écoute, de respect, de partage et d’épanouissement »

« C’est dans le partage que l’art se renforce, que la création apparaît et que le geste prend tout son sens. Françoise Jasmin le sait bien, elle qui travaille depuis tant d’années comme psychopédagogue du mouvement dansé, comme chorégraphe, si la graphie justement, comme écriture, comme fixation rigidifiée, ne lui rebutait pas tant. Une créatrice, une artiste au sens plein, belle, forte, généreuse, qui, dans la lignée d’Isadora Duncan et de Kazuo Ono fait, peu à peu, son chemin de danseuse, un chemin singulier, pour elle indissociable de la transmission et de l’échange. Cela fait du bien, tout simplement. Un havre. Un port. D’où la beauté advient. »

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Témoignage de Magali : « Françoise, un talent inouï de pédagogue » 

 » Je tiens à vous dire merci. Merci pour la danse et merci pour la musique, et merci pour le lieu! J’ai partagé avec vous ces deux jours des moments très forts.
J’ai énormément apprécié la subtilité des entrées « en danse » proposées par Françoise, qui a un talent inouï de pédagogue.
Je la remercie tout particulièrement. Je serais ravie de danser à nouveau avec vous.
Dès que l’occasion se présentera, je participerai encore avec plaisir.
Alors, à bientôt !
Très cordialement »

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Témoignage de Cintia : « Une expérience pleine en sens et en joie »

 » J’aimerais encore vous remercier pour le beau stage « Butô et arts martiaux » du dimanche 26 juin 2011 au Dojo Shiseikan.
Partage en respect et en simplicité ! Pour moi, ma première rencontre avec le Butô. Une expérience pleine en sens et en joie. J’ai retrouvé l’émotion du mouvement et la justesse de la profondeur de mon être… Ma recherche zen continue !
Je vous souhaite plein de beauté et de belles rencontres à Chamonix avec toute l’équipe !
À septembre pour des nouveaux partages et danses en pleine joie !!

Et comme vous avez dit : « Il est nécessaire de mesurer l’importance de chaque mouvement : aucun mouvement perdu, non conscient et inutile… ». « 

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Témoignage de Valérie : « Human Dance : un voyage »

« Human Dance: un voyage. La vie en soi cherche à s’exprimer sous les projecteurs; les mouvements contraires dialoguent sur le fil qui les réunira peut être. « Aller vers et retenir », saisir la fragilité d’un instant et entrer dans une force du geste juste, universel et éternel.
Regarder la danse Buto de Human Dance nous met en résonance avec un indicible tapi au fond de nous… »

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Témoignage de Gabriel : « C’est l’envol vers une courte éternité, voilà ce que je ressens du travail de Françoise »

« Il ne s’agit pas de comprendre mais de sentir ». Louis Jouvet

Mon parcours en danse Butô ne s’est pas fait par hasard ou alors c’est la surprise….
En allant voir un film sur Isadora Duncan à l’Auditorium Saint Germain organisé par la Cinémathèque de la Danse, je rencontre une femme avec ses enfants, très chaleureuse et qui me dit, au cours de notre conversation, qu’elle transmet le Butô. Et moi de lui dire que je suis parkinsonien…
Elle me répond derechef: vous pouvez venir à mes ateliers. Bon, d’accord c’est comme ça que j’ai connu Françoise Jasmin. Depuis, j’ai changé. J’avais auparavant suivi les cours de Lari Léong-une comète tant il est parti jeune-trop tôt- qui lui aussi donnait tout. Avec Françoise, j’ai eu la conscience de l’espace comme ça sans y penser et la densité des mouvements de l’intérieur vers l’extérieur, laisser couler la vie…
Françoise a une énergie telle qu’on ne repart pas le corps ballant et la tête vide.Elle ne donne pas ses sentiments, ni son appréciation de façon individuelle, mais le corps parle et tout en étant conscient, il sait ce qui nous donne, ce plaisir intense à travers nos milliards de cellules.
Naviguer dans le fluide qu’est l’air.
Peut-être le Butô est l’ultime voyage de mes expériences dans la Danse Contemporaine.
Passer non pas à des gesticulations mais juste le geste qu’il faut, tenant en compte la morphologie du danseur.
Ah… J’oubliais le regard social… Nous ne sommes pas là pour faire une démonstration mais faire connaitre par l’intérieur de notre vécu, ce qui nous habite: la joie, la tristesse, la colère, la lumière doit être dans notre corps… Le Butô n’est pas toujours « lent », il peut aussi faire des accélérations ou bien être immobile comme la pierre dans l’attente d’un geste qui va tout déclencher.

C’est l’envol vers une courte éternité, voilà en quelques mots ce que je ressens du travail de Françoise. »

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Témoignage de Geneviève : « Entrer dans le Butô est une expérience unique »

« Le Butô tel que je le vis

(Je l’ai vu et puis je l’ai vécu)

Entrer dans le Butô est une expérience unique. Je dis bien « entrer » à l’infinitif , car il y faut un désir qui pousse vers lui, sans que ce désir ait un contenu précis à priori.
Dans mon premier contact avec le Butô, dont je ne savais rien que le fait que c’était une danse japonaise, et j’aimais la littérature et le cinéma japonais, j’étais spectatrice d’un déroulement visuel impossible à intellectualiser et qui m’a touchée d’une manière quasiment informulable. Le désir d’entrer dans ce monde, de pratiquer cet art étrange et inclassable est né tout de suite comme si j’avais reconnu là quelque chose de moi resté inexprimé.
Le Butô est un art, c’est une danse, mais il exclut les codes habituels. J’ai pratiqué dans ma jeunesse la danse classique super-codée, et le Butô était comme l’opposé de cette pratique, un « lieu » physique et psychique où peut s’exprimer quelque chose de soi que l’on ne connaît pas soi-même. Les mouvements du corps n’y sont pas désordonnés, venus d’une fausse spontanéité, et invitant à un exhibitionnisme qui n’a pas sa place ici, mais ils émergent lentement du fond de soi-même que l’on apprend à écouter dans une concentration qui vide le  » mental  » des stéréotypes sociaux et des préoccupations personnelles. J’ai fait l’expérience inimaginable avant de la vivre, de sentir se mouvoir mon corps sans intervention de ma volonté, le laissant être sans le diriger. Ces moments de grâce procurent un bien-être étonnant.
Bien sûr que le Butô a une esthétique, mais sa beauté (que certains récusent) est liée à une vie intérieure en partie inconsciente, qui s’exprime dans et par un corps qui se fait attentif à lui-même, et à un espace qu’il semble créer lui-même.
Quelques exercices physiques sont utiles à développer les capacités corporelles, mais le Butô pratiqué en amateur c’est-à-dire en amant de cet art, n’exige ni souplesse ni musculature spéciales et peut s’aborder modestement avec les moyens physiques de chacun.
C’est peut-être plus une attitude devant la vie et avec soi-même qui caractériserait cet art, où l’attention à soi, l’humilité et l’accueil de sa propre intériorité peuvent donner à voir quelque chose qui parle aussi à celui qui regarde. »

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Témoignage de Brittni Zotos : « Le mouvement sincère »

« Dans une conférence proposée par Françoise Jasmin et le Vassar-Wesleyan Program à Paris le Jeudi 10 Mars 2011, nous avons échangé autour de la danse Butô, de son origine et de la notion d’Avant-Garde.
Quelles sont les origines de cette danse ?

Françoise explique que le Butô aurait pu naître partout, il existait avant mais il a été mis en lumière au Japon, dans le contexte d’Hiroshima. Ses deux fondateurs pionniers sont Kazuo Ohno et Tatsumi Hijikata. Le Butô se développe dans la reconstruction, la revalorisation de la personne et un retour au bon sens, ce n’est pas un style de danse mais une vision de la vie. Lorsque l’on danse le Butô, on s’adonne au mouvement libre pour revenir à un état ​​d’esprit sincère et constructif. En comparaison il y a d’autres danses qui sont fondées sur un mouvement plus artificiel.

Dans ces genres de danse qui utilisent la notion de chorégraphie dans son sens le plus rigide, le mouvement libre, c’est à dire le mouvement sincère est limité. Françoise a introduit le terme « El duende », lequel décrit la force et le talent qu’il y a dans chacun d’entre nous et auxquels la danse Butô fait appel. Nous avons discuté un peu du lien entre la danse Butô et le Flamenco, qui permet aussi de mieux comprendre la notion du « El Duende ».

Lorsque l’on danse le Butô, on s’engage dans une expression naturelle qui n’est pas forcée car elle est issue d’un mouvement d’adaptation. Ce type de mouvement montre et fait prendre conscience de la puissance du corps, c’est le vrai mouvement qui permet de retrouver une estime de soi, une mise en valeur et une reconnaissance de soi. Souvent, les gens se définissent par les métiers. Mais la position professionnelle n’est pas ce qui construit la personne.
Ce qui construit la personne c’est l’esprit, l’état d’esprit. On peut découvrir ou redécouvrir cet état de bon sens lorsqu’on danse le Butô. »

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Témoignage de Mia : « enchantée par cet atelier »

« Merci pour samedi, pour l’accueil, l’atelier et la transmission de Françoise.
J’arrivais sans autre attente que celle de découvrir et j’ai été ravie, je le suis toujours.

Depuis de nombreuses années je cherche… Recherche du côté de la communication non verbale (alors que le reste du temps, étrangement j’écris) et je cherche dans les danses traditionnelles, les danses populaires de bal, la danse contemporaine, le tai-chi, l’aïkido, tout ce qui croise mon chemin et ouvre une nouvelle conscience du corps, du sien et de celui des autres, de la disponibilité. Et je ne découvre le Butô que maintenant! Encore quelque chose qui prendra au moins toute une vie!
En tout cas j’étais vraiment enchantée par cet atelier, et puis toutes les références que Françoise a faites à Nijinski et Isadora Duncan m’ont beaucoup touchées. J’ai un peu lu sur eux, j’ai surtout lu l’auto-bio d’Isadora et j’ai travaillé sur les Cahiers de Nijinski, leur portraits sont au dessus de mon bureau et ils m’encouragent d’une certaine manière lorsque j’écris. Et je ne les avais jamais rapprochés du Butô! Malgré l’histoire que l’on raconte beaucoup de la performance d’Isadora où elle avait passé un temps incroyable à lever les bras et toute la salle était en pleurs (je résume). Et puis Bourdelle aussi. Un temps j’allais souvent me réfugier dans la court intérieur du musée pour couper un peu de tout, me ressourcer. Et je ne connaissais même pas l’allée dans laquelle votre atelier est situé (lieu magnifique!)

Donc merci pour toutes ces découvertes, pour toutes ces belles images qui me sont venues en têtes et que j’ai vécu lors des exercices. »

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Témoignage de Hélène : « Une exigence d’intégrité essentielle, fondamentale. Une démarche à part entière »

 » Nos chemins ont failli se croiser, il y a 4 ans. Et non! C’était plus tard, finalement!

Ils se sont croisés véritablement il y a quelques mois lors de ce premier stage à Bruxelles. Le temps butô a creusé son sillon depuis…
Grâce au stage à Paris, il trouve les moyens de s’irriguer… et de s’ensemencer lui-même et de se dire un peu mieux, grâce au temps, grâce aux racines qui trouvent leur propre chemin pour être à même d’ancrer le butô dans la terre, le concret, la vie.

 Alors j’avais envie de partager avec toi ce que j’arrive à dire un peu mieux. Je voudrais te témoigner aujourd’hui de quelque chose de très important pour moi.
Je te remercie tout d’abord Françoise. Je sens de véritable et précieux alliés chez Human Dance, dans cette recherche du corps sincère. Et mon témoignage part de cette gratitude profonde.

Il y a 4 ans, nos chemins auraient bien failli se croiser et je me demande qu’en aurait-il été, du coup…

A ce moment-là, je venais de terminer mes études en tant que psychologue pour enfants. Pour de multiples raisons, j’étais convaincue que ma place était ailleurs… L’intuition coriace d’une pratique artistique du corps où l’être apprend à exprimer cette part en lui-même, échappant à tous conditionnements. Cette part en lui dans lequel il sait naturellement puiser ses ressources pour grandir, et être.
Être tout simplement, en totale confiance. Être qui il est. Un être créatif, créateur. Un être artistique. Avec lui. Avec l’autre, dans la richesse, le plaisir et le respect de sa singularité et sa diversité.

Durant la dernière année de mes études, je m’étais déjà lancée corps et âme dans une recherche à la manière d’un Sherlok Holmes du corps.
Je m’étais remise à danser intensément, passionnément. Je m’étais découvert une véritable passion également pour l’art de la pédagogie. J’ai appris et désappris, puis appris et encore désappris. Sans cesse. J’ai construit, déconstruit, construit, déconstruit …

« Trop de construction mentale pour une compréhension, à priori, tellement simple et directe que celle du corps et surtout, intuitive. » Je le savais, mais ces différentes étapes dans ma récolte d’outils m’ont permis de les aiguiser de leur trouver plus de justesses et surtout de conscientiser les pièges dans lesquels le corps et l’esprit peuvent se retrouver enfermés.
J’ai emprunté quantités de chemins de traverses, fruits de belles rencontres artistiques et humaines mais également fruits de très interpellantes rencontres où la transmission de l’art de la danse (contemporaine, butô également) n’est pas comprise, elle est voire même dangereuse car elle prend pouvoir sur l’esprit critique. Très souvent une déception, donc. Voire même une grande colère!

Je buttais souvent sur « quelque chose ». J’avais souvent l’impression de lutter, batailler dans beaucoup de pratiques de danse ou de corps que j’ai suivie.

Il manquait « quelque chose ». Ce petit « quelque chose » de fondamental et qui fait toute la différence. Je me bats pour ça, et le défend tous les jours dans la vie comme dans mon travail.

Voilà plus de deux ans, que j’accompagne enfants et adolescents à travers des projets d’ateliers artistiques dans les écoles de Bruxelles et stages extrascolaires. Nous partons ensemble à la recherche de leurs graines de danse. Ces graines à l’intérieur d’eux qu’ils apprennent à exprimer, cultiver pour semer de nouveaux langages de partages porteurs de SENS par, pour, avec soi et avec l’autre.

Ce petit « quelque chose », je le comprends aujourd’hui, j’arrive à mettre un mot dessus.
Grâce à ton travail, Françoise.
La sincérité.

Une exigence d’intégrité essentielle, fondamentale. Une démarche à part entière.

Cette sincérité est le premier pas. Le tout premier pas de danse. Et de vie ! Cette démarche de sincérité, permettant à l’être d’ouvrir à tout instant, et toujours plus grand, toujours plus vaste, son espace d’expression.

Dans la pédagogie Human Dance, il n’y a pas de lutte à opérer. Car tout est là. Humble. Généreux. Humain. Juste. Sensé. Avec ses touches d’humour.Bienfaiteur pour l’Art, celui du cœur, celui du corps et l’évolution des humanités.
Pour la première fois, il s’agit d’un accord et non plus d’une lutte. Accord avec une pratique artistique et philosophique du corps qui m’apaise, m’émeut,  ouvre en moi l’infini des possibles…

Toi et Human Dance êtes de magnifiques gardiens et hôtes du Butô. Merci. »

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Témoignage de Raphaëlle : « Vivre pleinement dans l’ici et maintenant »

« Le Butô, c’est l’essentiel de/dans la vie.

Certains me diront que danser n’est pas l’essentiel de la vie, mais alors dites-moi ce qui est l’essentiel de la vie ?

Ceux qui ont eu la chance de comprendre cette pratique et de tomber sur le bon transmetteur acquiesceront ce qui va suivre.

Dans notre ère, l’essentiel de la vie se perd, se meurt. C’est d’ailleurs pour cela qu’il est difficile de faire entendre ce qu’est le Butô, qu’il est difficile de mettre des mots sur cette pratique, sur la vraie façon de vivre.

Tout est artifice, peu de choses ont une valeur. Les personnes se mettent à manger de la nourriture biologique et de l’herbe en pensant probablement se rapprocher, par ce biais, de la nature et de l’essentiel…
Mais ceci n’est qu’une infime partie de cet « essentiel » que l’on recherche, ou pas ! Cela leur donne sûrement bonne conscience et ils se sentent utiles tout en fumant, buvant et se déplaçant en scooter polluant pour la tendance.

Le Butô réapprend à vivre pleinement dans l’ici et maintenant. C’est finalement très difficile car nous sommes tellement loin de cela dans notre vie quotidienne.
Lorsque l’on danse le Butô, nous nous abandonnons à notre essentiel, notre soi. Nous oublions nos fardeaux et les surmontons: ça marche !
Cette pratique, ce guide, réapprend « le véritable essentiel » et nous guide vers soi.

Cette pratique nous aide également à supporter, apprécier, réapprendre la relation à l’autre. Une relation qui naît ici de l’empathie et du respect d’abord de soi-même puis de l’autre.
Cette pratique est finalement le chemin pour comprendre, réapprendre, découvrir la vraie vie saine et sereine… »

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Pour partager votre témoignage écrivez-nous à contact@humandance.com





Témoignages « Musique et Butô »

30 06 2011

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Témoignage de Timon Nicolas, musicien accompagnant la compagnie :

« Les choix musicaux enregistrés émanent des danseurs. La musique a son importance, mais le danseur ne lui est pas soumis. Elle peut accompagner le danseur dans sa démarche, mais peut aussi provoquer, déranger. C’est une combinaison de deux improvisations.

Tous types d’instruments et de voix peuvent accompagner la danse Butô. Ce n’est pas une question de rythme, qu’on est souvent tenté de suivre et donc de subir. Mais toute musique enregistrée, même la valse qui est extrêmement codifiée, peut être détournée et inspirer le danseur autrement.

Je joue essentiellement de la flûte et de la trompette. J’utilise aussi les petites percussions pour agrémenter le mouvement. Je travaille également le son sur ordinateur. L’accompagnement des danseurs est complètement interactif. La trame intentionnelle est connue par le musicien, qui l’utilise à sa manière. Il s’instaure un dialogue. Je peux suivre les mouvements du danseur, ou au contraire les influencer, renforcer la danse ou amener des réactions. Cela nous permet de bousculer les convenances. C’est une question d’échange, de confiance, de créativité et de remise en question en permanence. Cela m’a permis d’enrichir ma pratique. »

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Témoignage de Charlotte, musicienne et chanteuse accompagnant la compagnie :

« (…) Je me suis toujours demandée à quoi ressemblait la musique d’alors (on ne peut pas savoir). Grâce au Butô, je me dis qu’importe la forme de cette musique, le fond est beaucoup plus important. La musique d’alors était forcément authentique et ça suffit. Merci le Butô !

Comment s’inspirer de l’homme préhistorique pour se détacher du corps et de la voix physique et apprivoiser le mouvement/chant authentique

Le corps physique subit notre désir mental de réussite que la société nous martèle dès la maternelle. Quatre carreaux après la marge, inscrivez en lettres majuscules la date du jour, sautez une ligne, sans faire baver l’encre, et écrivez votre nom… On oublie le plaisir du mouvement pour une « fordisation » du geste : le mouvement calculé et pensé pour arriver à nos fins, le mouvement utile dans le sens du bénéfice (et non de l’économie, de la patience et de la survie au sens « Butôïque » du terme).
Dans nos sociétés occidentales trop urbanisées, on ne chante plus en famille, à la veillée etc… Les enfants et surtout les adultes doivent comme acquérir le droit au chant, il faut forcément rentrer dans des codes de beauté musicale et la voix donc ne sort pas et a peur.
Il n’y a rien de pire pour ne pas évoluer que d’avoir peur de chanter faux ou mal. Avec cette épée de Damoclès autour de notre gorge, on recopie la voix des autres plutôt que de trouver la nôtre propre. On n’expérimente plus pour être au plus proche de notre intérieur et au plus loin de notre imagination, du rire ou du jeu.
Il y a la Star-Academy, la star-systémisation du chanteur avec des étoiles qui scintillent autour de lui… On lui offre un disque de platine ou d’or s’il vend un certain nombre pharaonique de disques. Du rêve de réussite, de l’illusion et on applaudit bien fort celui qui accomplit le challenge. On vote pour lui ou on l’élimine, par texto qui plus est.
Ce rapport à l’art, à la musique et à la danse (qui d’abord sont des disciplines qui se doivent d’être authentiques) est selon moi très collé au système capitaliste : écraser les autres, engranger des bénéfices, de la réussite pour une soi-disant survie qui n’est autre qu’un désir de pouvoir qui nous rassure par rapport à notre propre peur, notre propre mort ou déchéance, à notre manque d’espoir et de confiance en la vie. Ce désir d’engranger du matériel, du concret, d’être dans la norme nous rassure aussi par rapport à ce sentiment de survie que l’on ne nous apprend pas à apprivoiser : tout a été construit et échafaudé (depuis l’établissement des dogmes religieux rigides aussi) pour nous rassurer et nous faire oublier le danger réel (pas les terroristes mais plutôt la voiture qui déboule du coin de la rue, le cancer qui nous saute dessus à force de trop fumer, le pot de fleur qui tombe du 6ème). On ne nous apprend pas à nous respecter.
Forcément on est dans ce rapport malsain à nous-même, aux autres et à la société, donc on imagine que tout le monde est comme ça. Et on ne peut pas, on ne sait pas, on ne s’autorise pas à voir la vie autrement.
Cela n’a rien à voir avec la loi de la jungle du monde animal comme certains défenseurs de notre société marchande veulent nous faire croire : « il y a des prédateurs et des victimes dans le monde animal ». Oui, mais dans le monde animal, on voit des hippopotames qui se font squatter le dos par des oiseaux qui se nourrissent de leurs insectes méchants. Les animaux ne s’entretuent pas de cette manière auto-destructive humaine, tout s’autorégule. Et cette star-systémisation, cette codification des mouvements et des voix ou du jeu des instruments dans les arts vivants ne s’inspirent pas du tout d’une recherche d’authenticité émotionnelle et créatrice mais plutôt de cette mise à mort de l’autre au profit de notre réussite.
Réapprendre à chanter en faisant la vaisselle, dans les familles, juste pour le plaisir, pour se découvrir, se retrouver avec nous-mêmes et les autres… En Afrique, dans les villages, les enfants connaissent un nombre infini de chansons qu’ils adaptent aux situations, aux personnes qui s’y adonnent.
Ce serait retrouver quelque chose d’authentique qui nous ramène à l’homme de Cro-Magnon étonné de sa propre voix, en expérimentation perpétuelle, plongé dans un monde de ténèbres qu’il doit apprivoiser et apprendre à aimer. Il crée ses propres codes, il est un perpétuel poète. Un perpétuel chorégraphe. Il remet en doute l’instant, économise ses gestes car il est sans arrêt sur le qui-vive.
Ses moments de danse et de chant sont donc inclus dans sa vie quotidienne, dans son processus intérieur de vie.
Le moment de la scène, de la théâtralité, lorsqu’il offre aux autres sa voix, sa danse est alors un moment sacré que sa communauté respecte car elle est lourde de ressentis. Il ne fait pas ça pour impressionner (ou alors plus pour étonner, amuser et faire vibrer son public), il partage tout en respectant ceux à qui il offre le fruit de ses recherches, découvertes et expérimentations. Il n’a pas non plus à demander aux autres qu’on l’accepte dans leur clan, car il y est déjà inclus (ce qui n’a rien à voir avec les rites de passage…), le sentiment communautaire étant beaucoup plus fort que par chez nous où le chacun chez soi et chacun pour soi est roi.
Je pense que revenir à l’homme préhistorique, penser à ce qu’il vivait est très intéressant pour l’approche du Butô et de la musique authentique. Etre plongé dans un monde que l’on ne connaît pas, que l’on doit apprivoiser, être sans arrêt dans la survie. Mais aussi un monde où seul la faim et le danger de mort nous éloigne d’un état de béatitude : il n’y a pas la télé, le téléphone, les voitures, les bruits non naturels qui nous dérangent. On observe l’air béat le présent et les secondes qui défilent.
Ceci dit, nous sommes tellement dans une société en quête de sensations fortes (voir malsaines) que chercher à s’inspirer de l’homme préhistorique amènerait les gens à pousser des cris et à bouger dans tous les sens comme des sauvages. Les codes, la reproduction, on y revient toujours…
Il y a autant de manières de danser ou chanter l’homme de Cro-Magnon qu’il y a de gens différents sur cette Terre. Comme il y a eu des milliers d’hommes préhistoriques qui ont dû réagir de manière différente à leur environnement.
J’ai toujours adoré les films sur la préhistoire et les premiers hommes ! Maintenant, grâce au Butô, je sais pourquoi. Je me suis toujours demandée à quoi ressemblait la musique d’alors (on ne peut pas savoir). Grâce au Butô, je me dis qu’importe la forme de cette musique, le fond est beaucoup plus important. La musique d’alors était forcément authentique et ça suffit.
Merci le Butô ! »

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Témoignage de Hélène :

« La musique… Le mikado… Les parallélismes entre la relation à la musique et la relation au mikado…
Il se construit une relation avec ce bâton de tous les âges, comme il peut se construire une relation avec la musique…
Écouter la musique, comme on écoute le mikado… C’est la perception du mikado qui nous met en mouvement…
Comme c’est la perception de la musique qui peut insuffler du mouvement, pas la perception au niveau du rythme ou de la mélodie, mais plutôt ce qu’elle insuffle comme supplément d’ âme , comme notre âme, notre intériorité… la capte et se connecte… ce qui passe au-delà de la musique et qui la rend vivante… le vivant dans la musique, comme le vivant dans le mikado… qui réveille la vie, met en mouvement notre intériorité…
Question d’instinct de survie… Avec le mikado, question de survie avec la musique : la musique, elle aussi, elle dit la vie , elle rappelle son précieux, à la partie sensitive de nous-même, comme des mots sans mots….
Comme le mikado devient être, car il se crée une intimité, un entre-deux (j’y vais, j’y vais pas)espace de communication…, le mikado te parle, comme la musique te parle… C’est le mikado qui te met en mouvement…
Un partenaire, compagnon, peut être un ami? avec lequel dans tous les cas, tu empruntes un chemin de respect,
Instinct de protection, de communication… : plus le temps de s’occuper de son corps physique… Et donc il se rend invisible, transparent…c’est ton corps intérieur qui prend sa place d’être et de se danser avec le monde… que les mouvements naturels peuvent apparaître et se donner. Je sens quelque chose, je ne fais que ce que l’autre me permet…
Danser ni plus ni moins… Que l’autre… Je sens quelque chose, avec lequel se crée un contact avec le corps intérieur…. Je ne fais que ce que le corps intérieur permet en réponse à ce qu’il ressent de l’autre, le mikado, la musique, le monde tout entier.
On ne sait pas d’où sort le mouvement, on n’est pas sur le regard social… Il vient d’ailleurs, c’est de cet ailleurs qu’il a toute sa force…
Et il y a quelque chose qui a grandi et continue à grandir… »





Témoignages « Peinture et Butô »

29 03 2011
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Témoignage de Jade J. après le spectacle Buto/Flamenco:  « La danse et la peinture n’ont pas de différences… »
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« Dans la danse les gestes partent dans tous les sens et il y a de la musique.
Dans la peinture, les couleurs dansent et le bruit des pinceaux sur le papier est la musique. Le pinceau se met à danser. Chaque couleur est présente, regarde les bouger, regarde et comprend. Les peintures ont toutes un sens caché, qu’elles soient abstraites ou non.
Dans un tableau il y a de tout: de la musique, de la tristesse, de la joie ou même du contentement. C’est seulement toutes les émotions qui le fait.
Le danseur tranche l’air, le sol est immobile, le mur danse, les ombres travaillent. Chaque geste est de l’or.
Tout comme la danse on ne peut pas faire ou reproduire une peinture sans la comprendre. Seules les couleurs invisibles sont présentes dans le tableau.
On ne comprend jamais assez le tableaux, seul le peintre connait tous leur sens caché: regarde les tableaux et ils te parleront..
Les gestes ont besoin d’attention et de respect; ce que je peux dire des gestes que j’ai vu: finesse, beau, force, doux, impression, délicat, énergie, émotion, rapide… »
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Témoignage de Henri, artiste peintre :  « Chanson de geste dans le quotidien »
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« Le butô. Une chanson de geste dans le quotidien comme dans l’esprit du samouraï, le butô est pour moi un formidable outil de créativité : méditation, concentration, libération et maitrise du geste. Celui-ci peut être intériorisé. C’est ainsi que le poête danse sur la musique des mots … »