Piotr Nowotnik

1 04 2016

Musicien, compositeur accompagnant les créations de la Compagnie Human Dance

Piotr Nowotnik est musicien et compositeur. Il compose et joue sa propre musique, fusion de musiques du monde et contemporaine, neofolk et électronique. Il compose aussi des musiques de jeux vidéos, de théâtre et de cinéma.

Diplomé du “Victorian College of Arts” de Melbourne en Australie avec une spécialité pour la composition musicale, il termine actuellement son Master en composition musicale à l’Université de Melbourne. Il y mène des recherches et expérimentations pour développer les techniques d’instruments rares et oubliés tel que la Vielle à roue.

Ses récentes commandes incluent des musiques pour “Pleroma Dance Theater” à Hong Kong (Gas Eden 2014), la compagnie “Human Dance” (Modes et Métamorphoses, Au coeur de Charlot et improvisations- 2014/2015/2016) à Paris, la création de paysages sonores et de musiques pour la pièce de théatre, basée à Melbourne, “La Mama” de Suzie Hardgrave (“Elizabeth Taylor is my mother” (2015)) et pour la pièce “There are Trees that are dancers” (traduction : il y a des arbres qui sont des danseurs) de Elaine Hudson (2014).

Le travail de Piotr inclut aussi des bandes sonores pour UniFem Australia, pour l’Université de Melbourne, pour l’animateur Merethe Tingstad et plusieurs entreprises de jeu vidéo aux Etats Unis, Grèce, Pologne, Australie et Angleterre. Son album pour la bande originale du film “The Journey” de Marco Kamareddine – première au festival de Cannes 2013 –  a été nommé aux awards dans la catégorie “Meilleur album de bande originale” (APRA Screen Awards 2013)

Piotr Nowotnik est aussi finaliste de la compétition “Indie Gathering Scoring” (Ohio 2010) pour lequel il a reçu un programme de résidence “Billilla Artist” (2011-2012). Son travail, en collaboration avec des développeurs de jeux vidéo, lui a valu trois récompenses de la Technology Review Award et le prix du meilleur choix parental pour un jeu vidéo éducatif musical qu’il a co-produit.

Il a aussi composé et produit 3 albums avec le groupe Umanee qui a établi son style original et espiègle dans l’univers de la musique “trans-fusion”. Piotr a su combiner des sons acoustiques traditionnels et oubliés avec la musique electronique. Son premier album a été enregistré en 1999 en Pologne et a été entièrement séquencé en utilisant des ordinateurs Atari Falcon 030 et Atari ST.

Il réalise des performances et enregistrements avec pléthore d’instruments uniques au monde – orgue de barbarie, flûtes diphoniques, Bawu (instrument à vent traditionnel chinois), Cornemuse suedoise, viole Uyghur etc…

Son intérêt pour la fusion des technologies modernes avec des sons organiques uniques l’a amené à créer sa propre bibilothèque sonore d’instruments autochtones et traditionnels “Native Instrument Kontakt”.

Son site internet : www.nowotnik.com

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A propos de sa collaboration en 2016 avec Human Dance pour la création “Au coeur de Charlot”:

L’univers propre des récentes créations de Human Dance est profond et multiple. La relation entre les artistes, les personnages et le public est tout autant dynamique que fondée. Au travers de mes compositions, je souhaite participer à la tentative de Human Dance de mettre en évidence la fragilité et la force de la condition humaine.

Je suis fasciné par la possibilité de rassembler des univers sonores à priori distants. Dans ce cas spécifique, des auras sonores conçues électroniquement sont accompagnées et entremêlées avec un ensemble d’instruments à vents, à cordes et des percussions traditionnelles.

Dans ce travail, j’ai utilisé des sons de la vie quotidienne filtrés et manipulés. Très souvent, cela permet de colorer des instruments acoustiques comme le marimba et le violoncelle. La fusion de sons organiques et artificiels trouve un terrain fertile dans ce projet – la réalité qui flotte entre deux niveaux de sens et de contextes culturels.

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°Pour découvrir la musique de Piotr, voici un extrait:

Voici également un extrait de la musique que Piotr a composé pour le spectacle « AU COEUR DE CHARLOT » avec la Compagnie Human Dance

°EV


 

Piotr Nowotnik creates contemporary concert music, fusion of world music and contemporary styles, neo-folk, electronic as well as music for games, theater and film.

He graduated from Victorian College of the Arts in Melbourne with a Degree in Music Composition and is currently finishing his Masters Degree in music composition at the University of Melbourne where he conduct his experimentation into extended techniques for forgotten and obscure instruments, such as hurdy-gurdy.

His recent commissions include music for ‘Pleroma Dance Theater’ from Hong Kong (Gan Eden, 2014) , ‘Human Dance’ company from Paris,  soundscapes and music for Melbourne-based ‘La Mama’ theatre piece of Suzie Hardgrave’s (‘Elizabeth Taylor is my Mother’ (2015)) and Elaine Hudson’s ‘There are Trees that are Dancers’ (2014).

Piotr’s work includes soundtrack for UniFem Australia, University of Melbourne, animateur Merethe Tingstad and video games companies from USA, Greece, Poland, Australia and UK. His soundtrack album for “The Journey” (a film by Marco Kamareddine premièred at the Cannes Festival in 2013) has been nominated to “Best Soundtrack Album “award (APRA Screen Awards 2013).

He is a finalist of Indie Gathering Scoring Competition (Ohio, 2010) recipient of Billilla Artist in Residence programme (2011-2012) while his collaborative work with video games developers resulted with the work being awarded three instances of Technology Review Award and Parent’s choice for an educational music game he co-produced.

He composed and produced three albums with band Umanee which established its original new and whimsical style as ‘world music trance-fusion’. Piotr skilfully combines traditional and obscure acoustic sounds with electronic music. His first album recorded in 1999 in Poland, has been entirely sequenced using Atari Falcon 030 and Atari ST computers.

He performs and records on plethora of unique instruments from around the world – hurdy-gurdy, overtone flutes, bawu, Swedish bagpipe, Uyghur viola etc.

His interest in merging together modern technology with unique organic sounds resulted in releasing his own series of sound libraries for Native Instruments Kontakt.

Piotr and Human Dance

The inner universe created in recent work of Human Dance creative team is intricate and multilayered. The relationships between the artist, the character and the audience are equally dynamic as they are solid. As a music composer, I want to highlight that sense of fragility of human condition interwoven into this theater work.

I am fascinated by the possibility of bringing together seemingly distant worlds of sound. So is the case here: electronically designed sonic auras are accompanied by an ensemble of traditional woodwinds, strings and complex percussive line-ups.

In my work here, I use sounds of our everyday surroundings filtered and manipulated. Often colouring acoustic instruments such as marimba or cello. Fusion of organic and artificial sounds is finding a fertile ground in this project – the reality which floats between layers of meanings and cultural contexts.

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Raphaëlle Jasmin

1 03 2016

Musicienne, chanteuse accompagnant les stagiaires de l’Ecole Human Dance

raphaelleUn goût prononcé pour l’art dès son plus jeune âge l’a amenée naturellement à explorer la musique, le chant, la danse et l’art visuel.

Plusieurs structures l’ont accueillie lors de sa formation artistique : La Maitrise de Radio France, l’ARIAM, et L’EFET. Ainsi que plusieurs scènes : l’Opéra Bastille, Radio Rrance, la Française des jeux, salle Jean Vandamme, Théâtre 14 Jean-Marie Serreau. Raphaëlle accompagne musicalement les stages de danse au sein de la Compagnie Human Dance depuis de nombreuses années. Elle travaille en parallèle en qualité de photographe.

– Sa page facebook : www.facebook.com/rdmjphotographie

– Quelques vidéos:


Concert Raphaëlle | Philmar


 

Accompagnement musical de danse Butô

 

 

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Benjamin Vandenbroucke

1 02 2016

Musicien, créateur sonore accompagnant les créations de la Compagnie Human Dance

benjaminBenjamin Vandenbroucke s’oriente tout d’abord vers la philosophie à l’ULB (Bruxelles) en 1997. Cette formation lui donnera un goût sincère pour l’analyse et la réflexion, engagées dans un mémoire sur le son et la musique, passions poursuivies en 2002 lors des études d’ingénieur du son (SAE Institute). Il continue sur sa lancée avec un travail plus poussé sur son instrument de prédilection : la batterie. Outre un engagement à mi-temps à La Première puis à Musiq3 (RTBF, prises de son classiques), ce sont des rencontres qui le feront collaborer à différents projets, dans les milieux de la danse contemporaine ou de la musique, dans des créations sonores, musicales ou comme technicien : Terre de Veilles, Hubert Amiel, Human Dance, Exzeb cie, Artères, Plan ORSEC, ∆ Sora ∆, etc…

Ses rencontres et son goût pour le cirque, la danse et le théâtre enrichissent également son univers musical et sonore propre. En parallèle à ses activités de preneur de son classique, il est actuellement responsable audio et compositeur au sein d’Exzeb, un collectif mêlant danse, film et réalité virtuelle.

Pour accéder au texte écrit par Benjamin Vandenbroucke dans le cadre de la conférence sur la relation entre la musique et la danse Butô le 3 décembre 2016: cliquez-ici





Charlotte Cegarra

2 01 2016

Musicienne, chanteuse accompagnant les stagiaires de l’Ecole Human Dance

  img_163_11« (…) Je me suis toujours demandée à quoi ressemblait la musique d’alors (on ne peut pas savoir). Grâce au Butô, je me dis qu’importe la forme de cette musique, le fond est beaucoup plus important. La musique d’alors était forcément authentique et ça suffit. Merci le Butô !

Comment s’inspirer de l’homme préhistorique pour se détacher du corps et de la voix physique et apprivoiser le mouvement/chant authentique

Le corps physique subit notre désir mental de réussite que la société nous martèle dès la maternelle. Quatre carreaux après la marge, inscrivez en lettres majuscules la date du jour, sautez une ligne, sans faire baver l’encre, et écrivez votre nom… On oublie le plaisir du mouvement pour une « fordisation » du geste : le mouvement calculé et pensé pour arriver à nos fins, le mouvement utile dans le sens du bénéfice (et non de l’économie, de la patience et de la survie au sens « Butôïque » du terme).
Dans nos sociétés occidentales trop urbanisées, on ne chante plus en famille, à la veillée etc… Les enfants et surtout les adultes doivent comme acquérir le droit au chant, il faut forcément rentrer dans des codes de beauté musicale et la voix donc ne sort pas et a peur.
Il n’y a rien de pire pour ne pas évoluer que d’avoir peur de chanter faux ou mal. Avec cette épée de Damoclès autour de notre gorge, on recopie la voix des autres plutôt que de trouver la nôtre propre. On n’expérimente plus pour être au plus proche de notre intérieur et au plus loin de notre imagination, du rire ou du jeu.
Il y a la Star-Academy, la star-systémisation du chanteur avec des étoiles qui scintillent autour de lui… On lui offre un disque de platine ou d’or s’il vend un certain nombre pharaonique de disques. Du rêve de réussite, de l’illusion et on applaudit bien fort celui qui accomplit le challenge. On vote pour lui ou on l’élimine, par texto qui plus est.
Ce rapport à l’art, à la musique et à la danse (qui d’abord sont des disciplines qui se doivent d’être authentiques) est selon moi très collé au système capitaliste : écraser les autres, engranger des bénéfices, de la réussite pour une soi-disant survie qui n’est autre qu’un désir de pouvoir qui nous rassure par rapport à notre propre peur, notre propre mort ou déchéance, à notre manque d’espoir et de confiance en la vie. Ce désir d’engranger du matériel, du concret, d’être dans la norme nous rassure aussi par rapport à ce sentiment de survie que l’on ne nous apprend pas à apprivoiser : tout a été construit et échafaudé (depuis l’établissement des dogmes religieux rigides aussi) pour nous rassurer et nous faire oublier le danger réel (pas les terroristes mais plutôt la voiture qui déboule du coin de la rue, le cancer qui nous saute dessus à force de trop fumer, le pot de fleur qui tombe du 6ème). On ne nous apprend pas à nous respecter.
Forcément on est dans ce rapport malsain à nous-même, aux autres et à la société, donc on imagine que tout le monde est comme ça. Et on ne peut pas, on ne sait pas, on ne s’autorise pas à voir la vie autrement.
Cela n’a rien à voir avec la loi de la jungle du monde animal comme certains défenseurs de notre société marchande veulent nous faire croire : « il y a des prédateurs et des victimes dans le monde animal ». Oui, mais dans le monde animal, on voit des hippopotames qui se font squatter le dos par des oiseaux qui se nourrissent de leurs insectes méchants. Les animaux ne s’entretuent pas de cette manière auto-destructive humaine, tout s’autorégule. Et cette star-systémisation, cette codification des mouvements et des voix ou du jeu des instruments dans les arts vivants ne s’inspirent pas du tout d’une recherche d’authenticité émotionnelle et créatrice mais plutôt de cette mise à mort de l’autre au profit de notre réussite.
Réapprendre à chanter en faisant la vaisselle, dans les familles, juste pour le plaisir, pour se découvrir, se retrouver avec nous-mêmes et les autres… En Afrique, dans les villages, les enfants connaissent un nombre infini de chansons qu’ils adaptent aux situations, aux personnes qui s’y adonnent.
Ce serait retrouver quelque chose d’authentique qui nous ramène à l’homme de Cro-Magnon étonné de sa propre voix, en expérimentation perpétuelle, plongé dans un monde de ténèbres qu’il doit apprivoiser et apprendre à aimer. Il crée ses propres codes, il est un perpétuel poète. Un perpétuel chorégraphe. Il remet en doute l’instant, économise ses gestes car il est sans arrêt sur le qui-vive.
Ses moments de danse et de chant sont donc inclus dans sa vie quotidienne, dans son processus intérieur de vie.
Le moment de la scène, de la théâtralité, lorsqu’il offre aux autres sa voix, sa danse est alors un moment sacré que sa communauté respecte car elle est lourde de ressentis. Il ne fait pas ça pour impressionner (ou alors plus pour étonner, amuser et faire vibrer son public), il partage tout en respectant ceux à qui il offre le fruit de ses recherches, découvertes et expérimentations. Il n’a pas non plus à demander aux autres qu’on l’accepte dans leur clan, car il y est déjà inclus (ce qui n’a rien à voir avec les rites de passage…), le sentiment communautaire étant beaucoup plus fort que par chez nous où le chacun chez soi et chacun pour soi est roi.
Je pense que revenir à l’homme préhistorique, penser à ce qu’il vivait est très intéressant pour l’approche du Butô et de la musique authentique. Etre plongé dans un monde que l’on ne connaît pas, que l’on doit apprivoiser, être sans arrêt dans la survie. Mais aussi un monde où seul la faim et le danger de mort nous éloigne d’un état de béatitude : il n’y a pas la télé, le téléphone, les voitures, les bruits non naturels qui nous dérangent. On observe l’air béat le présent et les secondes qui défilent.
Ceci dit, nous sommes tellement dans une société en quête de sensations fortes (voir malsaines) que chercher à s’inspirer de l’homme préhistorique amènerait les gens à pousser des cris et à bouger dans tous les sens comme des sauvages. Les codes, la reproduction, on y revient toujours…
Il y a autant de manières de danser ou chanter l’homme de Cro-Magnon qu’il y a de gens différents sur cette Terre. Comme il y a eu des milliers d’hommes préhistoriques qui ont dû réagir de manière différente à leur environnement.
J’ai toujours adoré les films sur la préhistoire et les premiers hommes ! Maintenant, grâce au Butô, je sais pourquoi. Je me suis toujours demandée à quoi ressemblait la musique d’alors (on ne peut pas savoir). Grâce au Butô, je me dis qu’importe la forme de cette musique, le fond est beaucoup plus important. La musique d’alors était forcément authentique et ça suffit.
Merci le Butô ! »

Son site internet : http://charlottemagon.com/

Sa page facebook: https://www.facebook.com/charlottecegarra/–





Timon Nicolas

1 01 2016

Musicien accompagnant les créations de la Compagnie Human Dance

p1020002« Les choix musicaux enregistrés émanent des danseurs. La musique a son importance, mais le danseur ne lui est pas soumis. Elle peut accompagner le danseur dans sa démarche, mais peut aussi provoquer, déranger. C’est une combinaison de deux improvisations.

Tous types d’instruments et de voix peuvent accompagner la danse Butô. Ce n’est pas une question de rythme, qu’on est souvent tenté de suivre et donc de subir. Mais toute musique enregistrée, même la valse qui est extrêmement codifiée, peut être détournée et inspirer le danseur autrement. img_171

Je joue essentiellement de la flûte et de la trompette. J’utilise aussi les petites percussions pour agrémenter le mouvement. Je travaille également le son sur ordinateur. L’accompagnement des danseurs est complètement interactif. La trame intentionnelle est connue par le musicien, qui l’utilise à sa manière. Il s’instaure un dialogue. Je peux suivre les mouvements du danseur, ou au contraire les influencer, renforcer la danse ou amener des réactions. Cela nous permet de bousculer les convenances. C’est une question d’échange, de confiance, de créativité et de remise en question en permanence. Cela m’a permis d’enrichir ma pratique. »

Son site: https://myspace.com/timonmusik