Son intérêt pour la nature humaine et le mouvement a permis à Françoise Jasmin, initiatrice de Human Dance, de développer un travail de recherche en danse Butô à des fins artistiques et sociétales, à travers l’exploration de la vie et du mouvement en partant de l’évidence que l’art et la vie ne font qu’un.
Photos Françoise Jasmin/ Blog, posted with vodpod
Son parcours
Depuis trente ans, elle a découvert et pratiqué de nombreux styles de danses (classique, jazz, contemporaine, africaine…), principalement à “The Place”, The London Contemporary Dance School, The Pineapple Performing Arts School-Londres, à l’Atelier de Paris-Carolyn Carlson lors de Master Classes avec Carolyn Carlson à Paris, à l’Ecole de Danse d’Anne-Marie Porras-Montpellier, …
A partir de 1989, elle découvre la Danse Butô avec Yoshito Ohno, Mazaki Iwana, Atsushi Takenouchi, Toru Iwashita (Cie Sankai Juku), … Ainsi, la relation entre sa vision de la danse et cette danse authentique et intérieure s’établit naturellement. Parallèlement, elle s’imprègne des pratiques martiales, plus particulièrement celles de Yoshinori Kono et Kuroda Tetsuzan.
Dans un même temps, elle explore le comportement humain au travers de son expérience de vie, professionnelle et de son parcours universitaire en Sciences Humaines, Pédagogie et Accompagnement Professionnel. Françoise Jasmin s’interroge essentiellement sur les effets de l’aliénation du corps et donc de l’esprit par les codes sociaux. Elle oppose les gestes liés à l’image sociale -présents dans les pratiques professionnelles, artistiques ou non- aux gestes essentiels, révélateurs du talent. C’est dans cet état d’esprit qu’elle transmet la danse Butô à tous. Elle est en quête d’un retour à des expressions gestuelles plus naturelles qui amènent présence, authenticité, émotion, tranquillité et beauté dans/de la danse.
Françoise Jasmin rend régulièrement hommage au travers de sa transmission à La Argentina, Isadora Duncan, Lari Léong, Kazuo Ohno, Yoshito Ohno, Charlie Chaplin, Frederico Garcia Lorca, Antoine Bourdelle, Frans Kracjberg.
Les fondements de sa démarche :
La transmission lui apparaît comme étant essentielle dans un monde qui semble s’éloigner du bon sens, c’est-à-dire du sens commun.
Le mouvement naturel et les expériences de vie, par leur dimension universelle, sont le point de rencontre des personnes au-delà des styles.
Partant de l’évidence que chaque individu a son propre talent et sa propre force, personne ne devrait s’inscrire dans une imitation du mouvement et d’une conduite de vie. À partir de la connaissance du corps et de ses mouvements, nous découvrons nos potentialités et acceptons celles des autres.
Dès l’instant où les personnes commencent à se mouvoir “en accord avec elles-mêmes”, elles créent.
Le développement de la perception ou de la considération de l’autre et de soi, basé sur le respect et la notion d’espace vital, est essentiel dans toute rencontre. Cet aspect est primordial pour accéder à une danse empathique.
De ces observations, découle la fondation de l’association Human Dance en 2005.
“Imiter les gestes d’autrui, jamais, car pour moi ils sont faux ! Tu as ta voix toi-même ; elle est le reflet de ton âme, fais la chanter, fais la crier, fais la pleurer, fais la prier…”
Antoine Bourdelle
Bonjour,
Votre parcours est des plus intéressants et riches.
Le concept de la danse bûto, voire la pensée bûto, semble être très libérateur et est certainement un excellent stimulus pour laisser s’exprimer notre être intérieur.
C’est avec plaisir que je diffuserai vos programmations (démonstrations, stages).
Bien cordialement.
site fort intéressant, humainement une belle démarche.
merci de me tenir informée de vos acvitivités
TAKASEEM
bravo pour ton parcours